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ETHIQUE: L’AUTORITE ET LE POUVOIR DANS L’EGLISE

DOC

ACTUALITÉ N° 1 : ETHIQUE 

L’AUTORITÉ ET LE POUVOIR DANS L’EGLISE : Les Conséquences Éthiques.

 

 I- L’AUTORITÉ ET LE POUVOIR DANS LE CADRE DU MINISTÈRE ECCLÉSIAL

Dans une perspective chrétienne, regardons quelques principes d’éthique de l’autorité et du pouvoir pouvant être appliqués dans le cadre de la gestion du ministère dans l’Église.

La mission confiée aux ministres par Dieu, lors de leur appel, est d’une part de sauvegarder le dépôt et la gloire qu’il a mis en eux et de prendre soin de son troupeau d’autre part[1].  Le pouvoir exercé par un Ministre ou par un dirigeant d’Eglise voir par un responsable d’une Structure lui est confié par les fidèles. A partir du moment, où il le dirigeant n’accomplit plus ce pour quoi il est élu et qu’il vire dans l’autoritarisme, le pouvoir lui sera retiré. Il ne pourra plus exercer sa autorité.

L’EXERCICE DE L’AUTORITÉ D’APRÈS LES VALEURS CHRÉTIENNES  

Exercer un pouvoir dictatorial dans l’Église en menaçant subtilement d’affecter un ministre de son poste, de le priver de formation, de promotion, n’est pas un comportement conforme aux valeurs chrétiennes.

Cependant, on retrouve ce genre de pratique dans la gestion de plusieurs ministres qui occupent un poste de responsabilité.

La relation à la chose gérée ne doit nullement se traduire dans un rapport maître et esclave. Le non compromission de son identité et du bon dépôt, l’équité, la justice sont des éléments essentiels dans la façon de gérer du ministre[2]. L’injustice et la compromission du ministre affectent la sérénité dans le travail et dans le Corps.

Le berger qui occupe un poste de responsabilité ou qui dirige une Église promeut des conditions de travail justes et valorisantes. « Rien n’est plus dangereux pour celui qui détient une autorité et qui croit détenir un pouvoir sans limites et n’a pas à rendre de comptes à ses subordonnés »[3].

L’exercice du pouvoir par une autorité dans l’Église se refuse à tout ce qui blesse ou qui humilie.

L’essence du service n’est pas un renoncement à exercice de l’autorité reçue de l’Institution ecclésiale[4]. Elle est une invitation à rechercher de façon lucide la décentralisation des décisions, à mettre en place des directions par objectifs et à enrichir les tâches dans l’Église.

La prise en compte de la qualité et du bon usage de la gestion humaine rend l’Institution efficace[5]. Gérer les hommes c’est considérer qu’ils ont des ressources et non pas qu’ils sont des ressources, c’est aussi prendre conscience qu’ils sont  des personnes et non des choses

Le facteur humain est essentiel dans l’exercice du pouvoir. En plus des cultes dominicaux, l’autorité dans une Église privilégiera les actes pastoraux qui renforcent le contact humain[6].

La gestion de toute fonction étant une science et un art, tout dirigeant d’une communauté ecclésiale œuvrera pour une politique de formation plus approfondie et de qualité des ministres.

Les connaissances et des compétences acquises aideront à prévenir les crises théologiques et sociales. Les autorités d’une Église ne sont pas choisies pour empêcher la formation des autres ministres pour des raisons d’ordre personnel ou d’origine ethnique.

Un ministre bien formé apportera beaucoup au peuple. Et toute formation contribuera premièrement à l’édification des croyants et à la bonne gestion de l’Église.

RESPECTER LES AUTRES ET LEUR TRAVAIL

Lorsque le pouvoir est mal exercé, le peuple de Dieu souffre….A SUIVRE

[1] Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne, 1955-1958, Genève, Société Calviniste de France, III, X, 5

[2] Robert Sommerville, L’Éthique du travail, 1989, Méry-sur-oise : Alliance, p. 111.

[3] Cf. Jean-Cébert Jean-Charles, Pour une Ethique chrétienne du Leadership dans les Entreprises haïtiennes, 2006, Montréal : Acadia Faculté de Théologie Evangélique de Montréal in www.memoireonline.com; Robert Sommerville, Ibid. p. 112.

[4] Robert Somerville, Op. Cit. p. 110.

[5] Une application de la théorie d’Y de Mc. Gregor sur la gestion des Ressources humaines. Cf. http://www.12manage.com/methods_mcgregor_theory_X_Y_fr.html.

[6] Une idée similaire est développée dans le cadre du management d’une entreprise. Elle met en avant le fait que la gestion d’une entreprise ne se résume pas à une série de tâches mécaniques. Cf. Harvard Business Review, « Le leadership », 1990, Paris : Editions d’organisation, p.187.

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